Pourquoi le Lab explore DataCités ?


 

Si la "ville intelligente" consiste à optimiser des services urbains par l'usage des technologies, qu'il s'agisse d'énergie, de transport, de bâtiments ou encore de santé, alors la maîtrise des données en est l'enjeu majeur de son développement.

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L'émergence d'infrastructures numériques exploitant la "multitude" d'utilisateurs, d'API et d'objets connectés pour générer des données originales interroge le rôle des acteurs publics autant que privés. Car comme nous l'avons illustré dans le cas de Waze, ces données s'apparentent parfois à des données "d'intérêt public" (Waze propose d'ailleurs une coopération aux villes dans son programme Waze Connected Citizens) et/ou interrogent le contrôle régalien sur les infrastructures et les biens publics (l'organisation du réseau routier et des flux de circulation dans le cas de Waze).

Par conséquent la donnée dans la ville intelligente est une "question politique" avant tout, rappellent Bruno Marzloff et Bertil de Fos. Mais une question politique qui ne peut s'appréhender et se traiter avec les modèles économiques et les outils de régulation existants. A titre d'exemple, comment ne pas prendre en compte la nature même de la donnée,dont la consommation n'épuise nullement la valeur, dont la réplicationà coût marginal quasi-nul offre une capacité dediffusion et des réutilisations sans pareil,

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dont l'ouverture et le croisement avec d'autres sources de donnée créent de la richesse économique aussi bien que sociale ?

Au cours des six prochains mois, Datacités va clarifier les enjeux théoriques, réglementaires et économiques de la donnée comme bien commun, analyser les solutions pratiques et les modèles déjà mis en oeuvre à travers le monde (avec l'étude approfondie de  plus de 10 cas), et explorer les évolutions possibles de ceux-ci (avec la formulation de scénarios construits avec des experts internationaux et nos partenaires).